Je suis enceinte... ... certes, mais je ne suis pas malade !

Je suis enceinte... ... certes, mais je ne suis pas malade ! Si cette phase importante comporte de nombreux bouleversements concernant ma vie personnelle, mon entourage etc... elle ne doit pas pour autant être perçue comme un handicap, une maladie. Certes des dispositions ont été prises afin de faciliter la vie des femmes enceintes, malgré tout, beaucoup de femmes souhaitent vivre leur grossesse en continuant leur travail...

Enceinte ! Comment l'annoncer à mon employeur ?

Du point de vue de la loi, il n'y a aucun délai spécifié. Simplement, l'employée doit annoncer sa grossesse avant son départ en congé maternité.
Entre se précipiter dans le bureau de son employeur 1 jour après que le test vous ait confirmé votre état, et attendre le dernier moment, il faut trouver un juste milieu. Généralement, il est d'usage d'attendre la fin du 3° mois de grossesse pour annoncer autour de soi que l'on attend bébé. En effet, c'est pendant les trois premiers mois que les risques de perdre son enfant sont les plus importants. Une fois passé ce délai, les risques de fausse couche sont moindres. De plus cela laisse assez de temps à votre employeur pour se retourner et gérer votre absence.

Une fois prête à l'annoncer, essayez de respecter quelques règles :

  • l'annoncer à votre employeur en premier : l'usage veut qu'il l'apprenne de votre bouche plutôt que par des bruits de couloir. Essayez alors de garder le secret auprès de vos collègues tant que le grand chef n'est pas au courant : une fois le "secret" divulgué à une personne, tout le reste de la société le saura en moins de 48h.
  • Choisir le bon moment : Vous connaissez ses habitudes. Le matin, il est toujours pressé; le soir, il est sans arrêt en réunion. Par contre, à son retour de déjeuner, il prend toujours un café à son bureau en laissant la porte ouverte. C'est LE MOMENT !
  • Comment le lui dire ? tout simplement : « Je suis enceinte ». Vous n'avez pas besoin de vous étendre sur quelque raison que ce soit. Actuellement, les employeurs sont de plus en plus ouverts à ces situations et les acceptent plus facilement. Excepté dans les petites structures type : artisans, commerçants, professions libérales où une absence se fait rapidement sentir. Mais ne vous angoissez pas si votre employeur réagit de manière paniquée du style : « Quand partez-vous ? comment je vous remplace ?...» Rappelez vous que personne n'est indispensable et que la femme enceinte est la personne la plus protégée dans l'entreprise.
  • Ensuite, l'annoncer à vos collègues de travail. Après la joie de la nouvelle, viendront également les interrogations ; quand pars-tu ? qui va prendre en charge tes dossiers ?... Ces peurs sont tout à fait compréhensibles et se dissipent rapidement. Si ce n'est pas le cas, laissez les sarcasmes le plus loin de vous et évitez tout ce qui pourrait vous polluer.

Comment s'organiser ?

  • Les démarches administratives : aussi ennuyeuses que nécessaires, ces démarches vous permettront de vous déclarer à votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie et de bénéficier ainsi de votre congé maternité. Pour ce faire, vous devez adresser
    • une attestation de salaire, que vous avez demandée à votre employeur (d'où l'intérêt de ne pas le prévenir trop tard),
    • une attestation du premier examen médical
    • une déclaration de grossesse intitulée « Vous attendez un enfant ».

Ces documents sont à adresser à votre Caisse primaire d'Assurance Maladie dans les 14 premières semaines de votre grossesse. Vous recevrez ensuite tous les documents administratifs qui concerneront le suivi de votre grossesse.

  • Qu'est-ce que le congé maternité ?

Le congé maternité est un droit que possède toute femme enceinte. Il permet à la femme enceinte de ne pas travailler pendant une certaine période (définie par la loi) précédant l'accouchement (congé prénatal) et suivant l'accouchement (congé postnatal).
Attention : La durée légale du congé maternité est fixée par le Code du travail ; si vous êtes salariée, consultez votre convention collective, elle peut prévoir des dispositions plus favorables.

  • La durée du congé maternité : La salariée peut suspendre son contrat de travail pendant une durée fixée comme suit 




Avant l'accouchement
période prénatale
Après l'accouchement
période postnatale
Total

Cas Général
1ère naissance
3ème naissance

6 semaines
8 semaines

10 semaines
18 semaines

16 semaines
26 semaines
Naissance de jumeaux 12 semaines 22 semaines 34 semaines
Naissance simultanée de plus de 2 enfants
24 semaines


22 semaines


46 semaines

 

 

En aucun cas, une femme ne peut être employée pendant une période totale de 8 semaines : 2 semaines avant l'accouchement et 6 semaines après.

En cas d'état pathologique attesté par un certificat médical, le congé de maternité peut être prolongé de 2 semaines avant la date prévue de l'accouchement et de 4 semaines après celui-ci. C'est ce qu'on appelle les congés pathologiques.
Si l'accouchement a lieu avant la date présumée (accouchement prématuré), la durée totale du congé de maternité n'est pas réduite : dans ce cas, la durée du congé prénatal qui n'a pas été prise est reportée à l'expiration du congé postnatal.
Si l'accouchement a lieu après la date présumée (accouchement tardif), la durée du congé prénatal est allongée jusqu'à la date d'accouchement et la durée du congé postnatal reste inchangée.

Bon à savoir : si vous souhaitez prendre plus de temps avec votre enfant après l'accouchement sachez que vous pouvez ne faire que 5, 4 ou 3 semaines de congé prénatal et reporter la différence après le congé postnatal.

 

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