Le téléphone qui sonne, une demande d'un collègue, un mail nécessitant une réponse urgente, la participation inopinée à une réunion… Notre travail est régulièrement interrompu pour des motifs plus ou moins valables, qui nous font abandonner la tâche en cours et ne nous permettent pas toujours d'y revenir facilement.
Voici quelques conseils pour gérer au mieux les dérangements…
Au début des années 50, l'économiste suédois Sune Carlson et ses assistants ont observé l'activité quotidienne de managers et découvert que ces managers étaient en moyenne interrompus dans leur travail toutes les 20 minutes (des études plus récentes ont montré qu'aujourd'hui, en France, les cadres sont en moyenne interrompus tous les quarts d'heure).
Or, lorsqu'on commence une tâche requérant de la concentration, il faut un peu de temps pour mobiliser ses ressources intellectuelles et se plonger dans le sujet. Non seulement, après chaque interruption, il faut au moins 3 minutes de concentration pour pouvoir revenir à son travail et le poursuivre, mais plus on est interrompu souvent, moins on arrive à se reconcentrer facilement : au bout de 5 ou 6 interruptions, on n'a tout simplement plus envie d'effectuer la tâche commencée...
La loi du temps dite de Carlson se formule ainsi : tout travail interrompu sera moins efficace et prendra plus de temps que s'il était effectué en continu. Il faut donc limiter au maximum les interruptions pour éviter le gaspillage de l'énergie intellectuelle.
Nous ne pouvons pas être performants intellectuellement en permanence, ni en continu, d'où l'importance de se ménager des plages de travail favorables à une activité de réflexion.
Il est utile d'identifier ses périodes de concentration maximale, en fonction de son rythme propre (du matin/du soir, avant/après le déjeuner, avant ou après une tâche donnée,...), mais aussi des rythmes de l'entreprise.
Il faut également tenir compte des limites de nos facultés de concentration : nous pouvons en moyenne rester très concentré sur une tâche pendant 45 minutes (cela varie évidemment en fonction des individus et de l'intérêt que nous portons à la tâche à accomplir...), au-delà de ce temps on commence à devenir moins productif, voir même contre-productif. Il vaut donc mieux se réserver plusieurs plages d'une durée moyenne ou une longue plage de temps dans laquelle on se ménagera des pauses, plutôt qu'une seule plage très longue et sans pauses.
Vous vous êtes réservé une plage de travail optimale, maintenant, pour éviter d'être dérangé :
Si malgré tout vous êtes dérangé :