Est droit "ce qui n'incline d'aucun côté"

Est droit "ce qui n'incline d'aucun côté"Le droit du travail est omniprésent dans notre quotidien. S’il reflète les contours de la vie professionnelle, son évolution fait écho à une certaine idée de la société.

Est droit "ce qui n'incline d'aucun côté"

Le droit du travail est omniprésent dans notre quotidien. S'il reflète les contours de la vie professionnelle, son évolution fait écho à une certaine idée de la société.

Plus qu'un ensemble de règles et d'interdits, il participe à l'équilibre des relations.

Plus qu'un ensemble de contraintes, il est le garant d'une certaine équité, garant d'une certaine justice. De cette justice dont le bien fondé est d'être conforme à la raison, dont la vertu première est la capacité à reconnaître ce qui est juste.

Plus qu'un garant de l'autorité, un droit garant du Juste donc.

Une noble ambition mais une ambition sans doute démesurée car plus que le droit, c'est bien la raison qui est au centre des  relations entre employeurs et salariés, patrons et syndicats, managers et collaborateurs. C'est bien la raison qui guide nos choix, dicte nos actes. Et c'est précisément lorsque le droit prime sur la raison, lorsque la juste position renvoie à la législation, ce moment précis où le dialogue se meurt pour faire place aux procédures, que la justice perd de sa vertu : ce moment précis où le droit ne sert plus la raison mais des intérêts.

« La justice n'est jamais si mal servie que lorsqu'elle est déposée entre les mains de qui n'a rien d'autre pour lui que le droit. » Paul Michaud

 

Sébastien Combrichon
Consultant Ressources Humaines

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